Spectacles
Che Malambô
Le dimanche 4 mars 2012
à 17h00
Théâtre Georges-Galli
1, rue Raoul-Henry
83110 Sanary
Che Malambô
Danse
Tarifs : 33€ / Abonnés & CE 30€
Danseurs :
Fabian Maza, Marcos
German Beierbach,
Francisco Ciares,
Martin Ciares (Champion
2008) Isaac Gardella, Federico
Gareis, Guillermo
Gomez, Juan Gomez,
Albano Jimenez,
Walter Kotchanovski, Sebastian
Lubo,
Paulo Pedernera,
Ruben Rodriguez,
Ariel Sosa
Maitre de Ballet
Fabian Maza
Le Malambô, à l’origine, est une danse individuelle, exclusivement masculine. Deux hommes face à face sur la plus petite superficie possible, s’affrontent dans un duel de zapateado jusqu’à ce que l’un d’entre eux déclare forfait. Le Gaucho solitaire qui descend rarement de sa monture – sur laquelle il vit, dort et mange– exprimerait ainsi sa vigueur. Sans doute extériorise t-il ce qui sans fin lui passe à travers le corps : le rythme de son cheval. Selon Pedro Berruti, auteur du manuel de danses natives, le mot MALAMBO serait le nom du quartier africain d’une ville péruvienne. Le mélange des genres faisant toujours bien les choses, tous les immigrants, volontaires ou non – africains, slaves, latins, anglo-saxons et certainement quelques autochtones – auront eu à coeur de mettre leur pierre à l’édifice, à cette manière si particulière et fougueuse de danser qui s’est popularisée au début du 19ème siècle en Argentine.
Deux styles essentiellement prédominent :
« El Brio del Norteno » et « La Elegancia del Sureno »
El Norteno – Le Nord, caractérisé par sa puissance, son agilité et sa dextérité, soutenu par une force naturelle traduite rythmiquement par les bombos (tambours argentins) pour une cavalcade débridée et sauvage.
Les bottes des danseurs sont hautes, d’un cuir épais, aux talons imposants pour des zapateados puissants.
El Sureno – Le Sud, constraste avec le Nord par sa puissance soutenue. L’interprète doit faire preuve d’ingéniosité et de souplesse laissant de côté l’exubérance explosive pour une intériorité grave et solennelle.
Le danseur porte les bottes légères de potro : le jarret du poulain est dépouillé, la peau enfilée à même la jambe, les orteils restent à l’air. Si les pieds sont nus, le sol sera frappé avec la même intensité. Au nord et au sud, on tourne les boleadores : longues cordes munies de boules de bois aux extrémités. Les boules frappent le sol en parfaite synchronisation avec les pieds des danseurs, faisant naître une étonnante dynamique du mouvement.